Danser la résistance vient de paraître Un livre sur les histoires, racines culturelles et savoirs vivants des danses afro-caribéennes.

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À propos

Une pratique enracinée dans le mouvement, la culture et les savoirs vivants.

Je suis praticienne culturelle, chorégraphe, chercheuse incarnée, éducatrice et artiviste, et je travaille autour des danses africaines et afro-caribéennes, du carnaval, des cultures noires diasporiques et de la pratique communautaire.

Depuis plus de vingt ans, je travaille dans des contextes artistiques, éducatifs, culturels et communautaires, en développant une pratique qui circule entre la danse, la recherche, l’écriture, l’éducation et la production culturelle.

Mon travail repose sur une conviction simple :

Le mouvement n’est pas seulement ce que nous interprétons.

Le mouvement porte la mémoire.

Le mouvement porte l’histoire.

Le mouvement porte le savoir.

Je m’intéresse à ce qui devient possible lorsque nous écoutons ce que le corps sait, et lorsque les pratiques culturelles sont abordées comme des savoirs vivants plutôt que comme de simples formes artistiques.

Massinda Zinga en costume de carnaval à plumes sur un chemin de sable sous les palmiers, un bras levé

Mon parcours

D’où je viens

Ma pratique s’est construite au fil d’années d’apprentissage à travers la danse, les communautés, les espaces culturels, les voyages, la recherche et l’expérience incarnée.

Travailler avec des formes de danse africaines et afro-caribéennes — dancehall, kuduro, afrohouse, bèlè, gwoka, samba, soca et carnaval — m’a appris à aborder la danse non pas comme une simple technique, mais comme une manière de comprendre des personnes, des histoires, des identités et des relations.

Mon travail m’a menée dans des studios, sur des scènes, dans la rue, dans des espaces de carnaval, des salles de classe et des lieux de recherche. J’ai pu y apprendre auprès de praticiennes et praticiens, de communautés et de contextes culturels, tout en questionnant sans cesse la manière dont le savoir est produit, partagé et valorisé.

Ce mouvement entre les espaces est au cœur de ma pratique.

Je ne vois pas de séparation stricte entre l’artiste et la chercheuse, le corps et l’esprit, la pratique et la théorie, ou les savoirs culturels et la création contemporaine.

Massinda Zinga parmi de hautes statues de pierre blanche au bord de la mer

Mon approche

  • Savoirs incarnés

    J’aborde le corps comme un lieu de savoir, de mémoire, d’histoire et de transformation.

    Ma recherche commence souvent par le mouvement : danser, observer, participer, écouter, documenter et réfléchir à ce qui émerge de l’expérience incarnée.

    Ma compréhension de l’incarnation s’est aussi nourrie de mon propre chemin de mouvement, d’introspection et de transformation personnelle, qui m’a permis de mieux saisir les liens entre le corps, les émotions, l’identité, le bien-être et l’expérience culturelle.

    C’est pourquoi mon travail se situe entre pratique et recherche : le savoir peut s’y aborder non seulement par l’écrit ou l’université, mais aussi par le corps et l’expérience vécue.

  • Les quatre corps

    Mon approche s’appuie sur une compréhension globale des corps physique, émotionnel, mental et spirituel.

    Ce cadre s’est développé à la fois dans ma pratique professionnelle et dans mon propre travail continu autour de l’incarnation et du développement personnel.

    Plutôt que de les traiter comme des dimensions séparées, j’observe comment ils interagissent dans le mouvement, l’apprentissage, l’identité, le bien-être et l’expérience collective.

    C’est ce qui guide ma manière de chorégraphier, d’enseigner, de chercher et d’accompagner.

  • Le contexte culturel compte

    Je m’intéresse à la danse comme partie d’un écosystème culturel plus large.

    Cela implique de se demander :

    D’où vient ce mouvement ?

    Qui l’a créé ?

    Quelles histoires porte-t-il ?

    Que signifie-t-il au sein de sa communauté ?

    Comment a-t-il voyagé ?

    Qui peut l’enseigner, le représenter ou en tirer profit ?

    Mon travail replace donc les danses africaines et afro-caribéennes dans leurs contextes historiques, sociaux, politiques et culturels, plutôt que de les traiter comme un ensemble de mouvements détachés des personnes et des histoires qui les ont fait naître.

    Pour moi, comprendre le mouvement, c’est aussi comprendre la culture, les personnes, les histoires et les systèmes qui l’entourent.

  • De la recherche à la transmission

    Je crois que la recherche ne doit pas rester enfermée dans les espaces universitaires ou spécialisés.

    Je traduis la recherche en textes, contenus pédagogiques, ateliers, conférences, cours, performances, expériences immersives et autres formes de récit culturel, pour offrir différentes manières de rencontrer le savoir et de s’en saisir.

    Ce mouvement entre recherche, création et transmission est au cœur de ma pratique.

Relier les mondes

Une part essentielle de mon travail consiste à créer des ponts entre des espaces trop souvent séparés :

  1. université et communauté

  2. recherche et pratique

  3. studio et rue

  4. histoire et culture contemporaine

  5. savoir et expérience vécue

Je m’intéresse particulièrement à la manière dont les savoirs culturels portés par les communautés noires et afro-caribéennes peuvent être reconnus, documentés, valorisés et transmis sans être coupés des personnes et des contextes qui les font vivre.

Ma pratique crée des espaces où différentes formes de savoir peuvent se rencontrer à travers le mouvement, la conversation, la recherche, l’éducation et l’expérience collective.

Une pratique en mouvement

Mon travail continue d’évoluer entre création artistique, recherche culturelle, écriture, éducation et production culturelle.

À travers mes recherches, mes publications et mes projets, je développe des manières de rendre les savoirs culturels africains et afro-caribéens plus visibles et plus accessibles, tout en renforçant les liens entre praticiens culturels, communautés, espaces éducatifs et institutions.

Mon travail comprend Danser la résistance, mon premier livre, ainsi qu’une recherche continue sur les danses africaines et afro-caribéennes, le carnaval, la mémoire culturelle et les savoirs incarnés.

Je poursuis également le développement de ma pratique universitaire et de recherche, en examinant comment les savoirs incarnés et communautaires peuvent nourrir les débats plus larges sur les danses noires, l’histoire culturelle et la pratique culturelle contemporaine.

Massinda Zinga en costume de carnaval doré orné de bijoux et coiffe en forme de soleil, les mains levées au-dessus de la tête